Histoire du village de Frespech

Perché à 220 mètres d’altitude, au cœur du Lot-et-Garonne, le village de Frespech domine la vallée depuis des siècles. Aujourd’hui rattaché à la région Nouvelle-Aquitaine, à la communauté de communes de Fumel Vallée du Lot et à l’arrondissement de Villeneuve-sur-Lot, ce village d’environ 300 habitants conserve une identité profondément marquée par son passé médiéval.

Frespech apparaît dès le Moyen Âge comme un site stratégique. Protégé par un rempart et doté d’un chemin de ronde, le village permettait de surveiller les environs et d’assurer la sécurité de ses habitants. Son implantation en hauteur n’est pas le fruit du hasard : elle répondait aux besoins de défense dans une région longtemps disputée.

Au cœur du village se dresse l’église Notre-Dame de Frespech, édifiée au XIᵉ siècle. Témoignage remarquable de l’architecture religieuse médiévale, elle a traversé les âges, servant à la fois de lieu de culte, de refuge et de point de rassemblement pour la communauté. Ses pierres racontent près de mille ans de foi, de rites et de vie villageoise.

Au  XVI sièclesla famille de Montferrand, seigneurs de Frespech marqua durablement le territoire, tant par l’organisation des terres que par la construction et l’entretien des fortifications et du château. Leur présence façonna la vie politique, économique et sociale du village, termina ses jours dans son château de Frespech.

Avec le temps, les remparts perdirent leur rôle défensif, mais le village conserva son caractère. Les siècles modernes et contemporains virent Frespech s’adapter aux évolutions du monde rural, tout en préservant son patrimoine. Le château, dont subsistent des dépendances, trouve aujourd’hui une nouvelle vocation : l’ancienne écurie a été transformée en salle culturelle, lieu de rencontres, d’expositions et d’animations. La commune dispose également d’une salle des fêtes, symbole d’un village vivant et tourné vers le lien social.

Aujourd’hui, Frespech est un village paisible, où l’histoire se lit dans les pierres, les ruelles et les paysages. Entre mémoire médiévale et vie communale moderne, il incarne la continuité d’un territoire habité, transmis et aimé depuis des siècles.